Personal tools
You are here: Home Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la psychiatrie et l'antipsychiatrie sans jamais osez le demander
Document Actions

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la psychiatrie et l'antipsychiatrie sans jamais osez le demander

by albert dupont last modified 2010-01-18 13:27

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la psychiatrie et l'antipsychiatrie sans jamais osez le demander


Je m'intéresse depuis quelque temps au combat mené par l'antipsychiatrie contre sa bête noire la psychiatrie. Je présente ici une tentative de synthèse de la situation telle qu'elle m'apparaît. Pour éviter tout malentendu, je précise que je ne suis pas partisan de la psychiatrie et que j'acquiesce le principe qui consiste à s'inscrire en faux contre elle puisque non seulement elle ne résoud rien mais aggrave le contexte de la maladie mentale. Vous remarquerez que j'utilise sciemment le terme connoté de maladie mentale et qu'en faisant cela, le texte que j'écris se colore d'une teinte "non antipsychiatriquement correcte". J'estime en effet avoir de "bonnes raisons" de penser que la maladie mentale existe. Je veux parler de psychose. Mais revenons à nos "moutons". Nous avons face à nous deux protagonistes unient par ce qu'on pourrait appeler un rapport dialectique. D'un côté la psychiatrie, un mot qui fait mal aux oreilles et de l'autre l'antipsychiatrie qui surajoute des décibels et fait donc encore plus mal aux oreilles.  Cela pourra sembler risible mais en disant cela, je visualise l'image d'un chien faisant la toupie pour mieux attraper une tique logée au bout de sa queue ou encore celle d'un film inversé qui ramenerait au temps de la "terra nullius" d'avant la "catastrophe". La psychiatrie est une institution récente qui se compose schématiquement de 4 entités: des psychiatres, un système de soins adossé à une industrie pharmaceutique, des patients ou malades chroniques, des familles de patients ou familles malades ( pas de fumée sans feu) et des "associations de familles et d'usagers" intégrées au dispositif de soins (contre-feu), le tout inséré dans un ensemble plus grand: la société des "personnes saines" ( fumée sans feu). La négation de ce qui précède conduit immédiatement à  l'antipsychiatrie soit un nouvel ensemble composé d'antipsychiatres, de faux malades chroniques, de vrais associations d'ex-usagers , de thérapies alternatives dont le fondement théorique est étranger à la psychiatrie soit qu'il provienne d'antipsychiatres c-a-d de "psychiatres repentis" soit qu'il dérive du savoir propre développé par les ex-usagers (ex vrais faux-malades) eux-aussi "revenus" de la psychiatrie, le tout logé dans le conteneur d'une société malade (en principe pourvoyeuse d'individus malades). A ce stade certaines difficultés apparaissent : Si le concept de "maladie mentale ou psychiatrique" est une supercherie ce que d'éminents psychiatres comme Szasch ou feu le Docteur Mosher prétendent, pourquoi  tout le monde ne rentre-t-il pas sagement à la maison et les psychiatres en exercice de prendre une retraite anticipée ? Et question  plus "brûlante" encore: d'où viendrait ce "mal-être profond", ou pour parler cru, cet enfer vécu par les pseudos-malades ?. Question facile, réponse réflexe d'antipsychiatre: c'est la société qui est malade et ce mal-être est au contraire la saine réaction d'un organisme vivant soumis à un "régime toxique". Ou dit de facon plus concise: dans une société folle seuls les fous sont sains d'esprit (les autres sont pyromanes d'où en particulier le trou dans la couche d'ozone). Et que sont dans ce contexte les hallucinations et les délires chroniques ? Ce sont des moyens de défense contre des événements traumatiques ayant mis en danger l'intégrité physique et/ou psychique de personnes saines. Certes, mais que sont alors les mêmes hallucinations et délires qui persistent 40 années après la manifestation desdits événements ? ce sont les signes d'un "traumatisme rémanent" mal résolu justifiant un processus de rétablissement antipsychiatrique. Et que doit-t-on savoir d'important au sujet de ces fameux processus de rétablissement ? Ce sont des techniques innovantes mises en oeuvre par les usagers et leur entourage lorsqu'ils se séparent de la psychiatrie et décident de prendre courageusement en main leurs destins; démarche figurée par les concepts d'auto-détermination (self-determination) et de prise de pouvoir sur eux-mêmes (emporwerment). Comment "fonctionner" avec son entourage dans un environnement fou lorsqu'on est soumis à des hallucinations et/ou un délire de persécution ? En ne cédant pas à la solution fallacieuse des "médicaments" et en se faisant aider par des pairs et des personnes de confiance dans un environnement protégé à l'image de la SOTERIA de feu le Docteur Mosher et/ou en participant bénévolement dans une association autonome d'anciens-usagers de type "survivants de la psychiatrie" (référence à la Shoah et aux psychiatres nazis) ou mieux encore; en s'élevant au dessus de la mêlée pour rejoindre le corps d'élite des gourous de l'antipsychiatrie.

Conclusion


(a) Un psychiatre moderne est une instance de la classe des erreurs réversibles. Son échec patent le contraint à se suicider pour se réincarner en son antithèse et ainsi conserver son aura et un rôle social de premier plan.
Un usager de la psychiatrie est un servomécanisme économe en énergie, consommateur de drogues, commandé par (a). Mais d'un autre côté ce même usager n'est qu'un malade imaginaire au sens de Szasch. La preuve. En se sevrant des psychotropes et en se dirigeant vers les alternatives antipsychiatriques de la rédemption, il se porte mieux, et romp le seul lien effectif entre lui et une hypothétique maladie en même tant qu'il démontre l'inanité de son persécuteur ("Elle [Renée] pâlissait à l'idée du diable et de ses chaudières"  Zola, Curée, 1872, p. 421)
La psychiatrie ne comprend pas plus qu'elle ne maîtrise son propre objet d'où son impuissance et le désarroi de ses "patients incurables"; en réalité d'inauthentiques patients maintenus artificiellement dans cet état par un pouvoir médical coercitif et mystificateur.  L'intervention musclée de l'antipsychiatrie volant à leur secours et les "délivrant" de leurs "illusions" signifie alors trois choses
(1) une guérison "vraie" ("Elle crut que ce qu'elle voyait était un rêve de la nuit et elle frotta ses yeux pour les dessiller" France, Balthazar, 1889")
(2) une dette perpétuelle envers la "nouvelle église réformée" et l'obligation d'observer scrupuleusement son culte jusqu'à la mort
(3) des familles et une société malades apaisées  (syncrétisme providentiel ouvrant la voie vers la possibilité de vivre sainement à l'intérieur d'un corps malade)


squelette sémantique : psychose, mouton, chien, dispositif, fumée, feu, revenus, malade, reflexe, toxique, fous, folle, rétablissement, médicaments, suicider, réincarner, énergie, drogues, alternatives, rédemption, diable, pouvoir, guérison, dette, syncrétisme

Quotes

"Une bonne image, vraiment bonne, a l'air de survenir instantanément. C'est une image immédiate. Dans mon travail, quand une image sent le travail et le retravail et qu'on peut y lire que "tiens, elle a fait comme ci et comme ça, et puis comme ça", elle a quelque chose, à mes yeux, de complètement étranger à la beauté artistique. Et habituellement je laisse tomber, même si très souvent je pense qu'il faut dix ratages acharnés avant de trouver cet unique et beau geste du poignet synchronisé avec la tête et le coeur - et voilà, on dirait que cela a été fait en une minute."

Helen Frankenthaler

Random sample
im_364
im_199
im_382
News
galerie Andiamo Marseille: Expo Zarbie-Barbie: Appel à projet 2009-07-28
More news…
tag cloud one